Le Baromètre Entreprendre constitue une référence pour mesurer la vitalité entrepreneuriale française. Chaque année, il analyse les intentions, les motivations et les freins des porteurs de projet. Cet outil offre une lecture précise des dynamiques économiques et sociales qui influencent la création d’entreprise. À travers ses indicateurs, il permet de mieux comprendre l’écart entre l’envie d’entreprendre et le passage à l’action.
Un indice entrepreneurial solide en 2026
L’édition 2026 met en lumière un indice entrepreneurial stabilisé à 350 points. Ce niveau élevé confirme une envie d’entreprendre profondément ancrée dans la population active. Près de 30 % des Français envisagent de créer ou de reprendre une entreprise, un chiffre comparable aux meilleures périodes observées avant la crise sanitaire.
Cette progression traduit une confiance durable dans l’écosystème entrepreneurial. Le taux de passage à l’acte atteint 32 %, en hausse par rapport à l’année précédente. Les dispositifs d’accompagnement, les réseaux professionnels et les outils numériques participent à cette dynamique. Le baromètre montre une population mieux informée, plus préparée et plus exigeante dans la construction de ses projets.
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Les motivations profondes des créateurs
Les raisons qui poussent à entreprendre évoluent nettement. La quête d’indépendance demeure le premier moteur. Les créateurs souhaitent maîtriser leur agenda, choisir leurs clients et donner un sens concret à leur travail. La recherche de sens s’impose comme une motivation majeure pour 65 % des porteurs de projet.
Cette évolution redéfinit les modèles économiques. Les entrepreneurs privilégient des activités alignées avec leurs valeurs personnelles et sociétales. Les projets à impact social ou environnemental progressent fortement. La simple recherche de profit recule au profit d’objectifs plus larges, intégrant l’utilité sociale, la proximité locale et la contribution au territoire.
Les freins structurels qui ralentissent l’action
Malgré cet enthousiasme, des obstacles persistants freinent la concrétisation des idées. Le principal blocage reste l’insécurité financière. Beaucoup de candidats à l’entrepreneuriat redoutent un démarrage sans filet de sécurité. L’accès au financement, la peur des charges fixes et les délais de paiement figurent parmi les inquiétudes les plus fréquentes.
La complexité administrative constitue un second frein important. Statuts juridiques, obligations comptables, fiscalité et démarches réglementaires alimentent un sentiment d’opacité. Enfin, la solitude entrepreneuriale pèse lourdement. Le manque de soutien, de retours extérieurs et de réseau professionnel fragilise de nombreux projets naissants.

Profils émergents de l’entrepreneuriat français
Les slasheurs, entrepreneurs prudents et stratèges
Le cumul entre activité salariée et projet entrepreneurial progresse fortement. Cette stratégie permet de tester une idée tout en conservant un revenu stable. Le slashing devient une réponse pragmatique face au risque financier.
Les seniors en reconversion
De plus en plus de professionnels expérimentés se lancent dans la création d’entreprise. Ils s’appuient sur une expertise solide et un réseau construit au fil des années. Ces profils rassurent les partenaires financiers et favorisent des projets durables.
La progression de l’entrepreneuriat féminin
Les femmes représentent désormais près de 40 % des créateurs. Elles investissent particulièrement les secteurs des services, de l’économie sociale et des activités à impact. Cette évolution enrichit l’écosystème entrepreneurial d’approches nouvelles.
Les entrepreneurs à impact
Un nombre croissant de porteurs de projet place l’utilité sociale au cœur de leur démarche. Entreprises à mission, initiatives locales et économie circulaire illustrent cette tendance de fond.
Secteurs porteurs révélés par le baromètre
Plusieurs domaines apparaissent comme des terrains favorables au développement entrepreneurial. L’intelligence artificielle ouvre des perspectives dans l’automatisation des services aux entreprises. L’économie verte attire des projets liés à la rénovation énergétique, aux circuits courts et à la mobilité durable. Les services à la personne connaissent une croissance continue portée par les évolutions démographiques et sociales.
Ces secteurs combinent innovation, besoins réels et opportunités économiques. Ils offrent un cadre pertinent pour les entrepreneurs en quête de marchés solides et pérennes.
Utiliser le baromètre comme outil de pilotage
Le Baromètre Entreprendre dépasse le simple rôle d’étude statistique. Il devient un véritable outil d’aide à la décision. Pour les collectivités, il permet d’adapter les politiques de soutien. Pour les réseaux d’accompagnement, il aide à cibler les besoins prioritaires. Pour les créateurs, il offre des repères concrets afin d’orienter leurs choix stratégiques.
L’analyse régulière des tendances aide à structurer un projet, identifier les risques et activer les bons leviers. Comprendre les motivations dominantes, anticiper les freins financiers, s’appuyer sur les secteurs porteurs : autant d’enseignements pratiques issus de cet observatoire annuel.
Le baromètre agit comme un miroir fidèle des ambitions entrepreneuriales françaises. Il éclaire les décideurs, rassure les porteurs de projet et favorise un entrepreneuriat plus lucide, mieux préparé et mieux accompagné.
